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Souriau met à l'honneur la reconversion réussie d’Anaïs Hopin, apprentie de 24 ans en BAC Pro Technicien Usinage

 

Préparée au Pôle Formation de l’UIMM, après avoir débuté sa carrière avec un BEP d'aide-soignante, Anaïs Hopin a trouvé sa voie en baccalauréat pro technicien d’usinage en alternance dans l’entreprise Souriau.

« J’aime les choses carrées, minutieuses, méthodiques. Quand je passais un examen d’opérateur régleur en usinage (Oru), l’équivalent d’un CAP, j’étais très à l’aise sur un tour de fraiseuse. » Il n’y a pas à dire, Anaïs Hopin, mancelle de 24 ans, a trouvé sa voie dans l’industrie.

 

Même si au début, ce n’était pas vraiment son plan de carrière. Après un BEP d’aide-soignante, elle est déçue par le job. « Je n’étais pas à l’aise car on nous disait d’aller très vite, trop vite, pour s’occuper des personnes. »

« Pendant les vacances, je suis rentrée dans une usine de papier recyclé, à Saint-Mars-la-Brière. Je travaillais sur une machine pour emballer des rames de papier. » Petit à petit, l’idée de l’industrie pointe dans sa tête. Elle frappe à la porte de Pôle emploi, découvre au Greta (formation professionnelle) les métiers de l’industrie et se passionne pour celui de tourneur-fraiseur. « Être au cœur de la pièce »

 

Aujourd’hui, elle prépare un baccalauréat professionnel technicien d’usinage, qu’elle passera en juin prochain. Elle partage sa passion avec ses formateurs du Pôle Formation de l’UIMM.

« Une journée sans rien apprendre, c’est une journée gâchée me dit Monsieur Jamet, un professeur. » Elle s’est aussi très bien intégrée à l’entreprise Souriau, de Champagné, où elle est en alternance.

« Si j’ai le moindre souci, ils m’aident et répondent à mes questions. Je suis sur un îlot où je réalise des pièces en inox, en aluminium, en bronze et en acier. »

Anaïs est en parfaite union avec la machine pour sortir des pièces qui serviront aux transmissions de voiture, à l’aérospatiale, l’aéronautique et l’armement. Des petits bijoux usinés au micron près !

 

Travailler dans un milieu professionnel encore très masculin ne l’effraie pas. « C’est vrai que je suis la seule fille cette année mais je reste très féminine. Je me maquille et je fais du shopping. »

Seulement, elle sait aussi faire les vidanges et quelques réparations de voiture avec son père. Anaïs a revêtu le costume d’ambassadeur du Pôle Formation de l’UIMM pour parler de son métier auprès de garçons et de filles.

Son rêve ? Passer un brevet de technicien supérieur. « Pour travailler dans un bureau d’études et être au cœur de la pièce. Comprendre exactement comment ça marche. »

Anais aura ainsi bouclé la boucle d’un métier qu’elle adore.

 

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